TY - JOUR
T1 - Call the midwife
T2 - Privatization and health care reform in an era of constrained public spending
AU - Spring, Cynthia
N1 - Publisher Copyright:
© 2020 University of Toronto Press Inc.. All rights reserved.
PY - 2020
Y1 - 2020
N2 - En 2018, le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario a conclu que le gouvernement provincial avait agi de façon discriminatoire à l'endroit des sages-femmes en omettant de prévenir et de corriger l'iniquité du système de rémunération et de financement. La décision Association of Ontario Midwives c Ontario (Health and Long-Term Care) offre une nouvelle perspective sur le fonctionnement genré de la règlementation et de la privatisation du réseau de santé de l'Ontario. Le présent article analyse ainsi deux formes perceptibles de privatisation, justifiées par le gouvernement comme des mesures nécessaires pour limiter les dépenses publiques tout en répondant aux besoins en termes de soins de santé adéquats et de qualité, qui contribuent ensemble à augmenter l'ampleur des tâches non rémunérées exécutées par des praticiennes de la santé relativement sous-payées. En contextualisant la règlementation de la profession de sage-femme et l'exploitation concomitante au processus continu de réforme des soins de santé, l'autrice soutient qu'à la lumière des résultats négatifs de la privatisation partielle des services publics de soins intrapartum et de santé maternelle, il est socialement insoutenable de subordonner ces aspects vitaux de la reproduction sociale à des préoccupations de nature fiscale.
AB - En 2018, le Tribunal des droits de la personne de l'Ontario a conclu que le gouvernement provincial avait agi de façon discriminatoire à l'endroit des sages-femmes en omettant de prévenir et de corriger l'iniquité du système de rémunération et de financement. La décision Association of Ontario Midwives c Ontario (Health and Long-Term Care) offre une nouvelle perspective sur le fonctionnement genré de la règlementation et de la privatisation du réseau de santé de l'Ontario. Le présent article analyse ainsi deux formes perceptibles de privatisation, justifiées par le gouvernement comme des mesures nécessaires pour limiter les dépenses publiques tout en répondant aux besoins en termes de soins de santé adéquats et de qualité, qui contribuent ensemble à augmenter l'ampleur des tâches non rémunérées exécutées par des praticiennes de la santé relativement sous-payées. En contextualisant la règlementation de la profession de sage-femme et l'exploitation concomitante au processus continu de réforme des soins de santé, l'autrice soutient qu'à la lumière des résultats négatifs de la privatisation partielle des services publics de soins intrapartum et de santé maternelle, il est socialement insoutenable de subordonner ces aspects vitaux de la reproduction sociale à des préoccupations de nature fiscale.
UR - https://www.scopus.com/pages/publications/85097946552
U2 - 10.3138/CJWL.32.2.05
DO - 10.3138/CJWL.32.2.05
M3 - Journal Article
AN - SCOPUS:85097946552
SN - 0832-8781
VL - 32
SP - 358
EP - 382
JO - Canadian Journal of Women and the Law
JF - Canadian Journal of Women and the Law
IS - 2
ER -